joute equestre

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sebhb54
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sam. sept. 26, 2009 4:03 pm

c'est a partir de quel année que l'on voit apparaitre les joutes équestre? j'ai lu je ne sais plus ou que les joutes était purement dans le nord et que les compte de Toulouse et autre du sud de la France ne jouter pas... Avait vous des infos la dessus?
Bouchard
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Joute ou tournoi ?
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sebhb54
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les tournoi avec joute ( avec les lances )
willem
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lun. sept. 28, 2009 8:50 am

sebhb54 a dit : c'est a partir de quel année que l'on voit apparaitre les joutes équestre?
Dans les années 1170, Guillaume le Maréchal pratiquait la joute équestre, il était si redouté qu’il fut nommé le meilleur chevalier du monde. La joute a été pratiquée en France jusqu’à la mi-seizième… jusqu’à l’accident mortel d’Henri II.
j'ai lu je ne sais plus ou que les joutes était purement dans le nord et que les compte de Toulouse et autre du sud de la France ne jouter pas... Avait vous des infos la dessus?
Quant au sud, René d’Anjou comte de Provence, auteur du célèbre livre des tournois organisait des épreuves du côté d’Aix-en Provence. On y venait d’Italie, d’Espagne et du Portugal.
Armoiries et devises des derniers tournoyeurs sont peintes et encore visibles sur les poutres d’une salle de l’ancien château du Comte de Provence.
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medieviste
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lun. sept. 28, 2009 11:19 am

Willem a dit :

Dans les années 1170, Guillaume le Maréchal pratiquait la joute équestre, il était si redouté qu’il fut nommé le meilleur chevalier du monde. La joute a été pratiquée en France jusqu’à la mi-seizième… jusqu’à l’accident mortel d’Henri II.
Je pense que notre ami Sebhb54 parlait de joutes individuelles quand il parlait de joute équestre.
Dans ce cas Guillaume le Maréchal ne pratiquait justement pas du tout ces joutes individuelles, qu'il regardait de haut car il n'y avait rien d'autre à y gagner que des os cassés. Il pratiquait exclusivement les tournois au sens où deux conrois de plusieurs dizaines de chevaliers s'affrontent en groupe.
Et pour info, il fut nommé meilleur chevalier du monde non seulement en raison de sa bravoure et son art du combat, mais aussi et surtout parce qu'il avait un sens de l'honneur hors normes !

Quant aux joutes individuelles, si je ne m'abuse, c'est fin XIVe-début XVe qu'elles apparaissent vraiment. Durant tout les XIIe-XIIIe siècles c'est le concept de la mini bataille, deux équipes qui se rentrent dedans.
Seule exception (à ma connaissance) : le tournoi de Chauvency en 1285 où on a des exemples (illustrés qui plus est) de joutes individuelles entre deux seigneurs. Mais il y avait aussi de la mêlée collective.
Reinhardt von Rappolstein
willem
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mar. sept. 29, 2009 5:38 am

medieviste a dit :

Je pense que notre ami Sebhb54 parlait de joutes individuelles quand il parlait de joute équestre.
Pour info :
Le mot « joute », dérivé du latin « Juxtare », est déjà mentionné par William of Malmesbury (historien anglais du 12 éme siècle)
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humbert de la tour du pin
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Document copié/collé :


Les premières joutes équestres apparurent en France dès le XIIe siècle. A cette époque, les armures de plates n’existaient pas, les chevaliers étaient vêtus d’une cotte de mailles, d’un casque et d’un écu long en forme de goutte d’eau. Il n'y avait pas de lice pour protéger les concurrents qui s’élançaient et se faisaient parfois face en mêlée. Le risque de blessures graves était très important car les chevaux et les cavaliers pouvaient s’entrechoquer de face et très violemment en plein galop.

L’église condamna rapidement ces épreuves de tournois et de joutes. Les Papes s’y opposèrent personnellement dès 1193. Au XIIIe siècle, l’équipement s’améliora, les jouteurs portèrent désormais un grand heaume et le bouclier devint plus petit mais les cavaliers se croisaient sans séparation. Les accidents mortels étaient très nombreux et des règles commencèrent peu à peu à s’instaurer. Les armures de plates firent leur apparition fin XIVe, elles commencèrent à se spécialiser. Les armures de joute étaient plus lourdes et moins articulées que celles de guerre, elles pesaient environ 30 Kg. Un cavalier en armure était parfaitement capable de monter à cheval, il se hissait parfois à partir d’une sorte marche-pied et son écuyer l’aidait juste à mettre le pied à étrier car avec un heaume, il était impossible d’avoir une vision rapprochée à moins de deux mètres devant soi lorsque l’on marchait avec. La vision de proximité était très réduite.

En mai 1389, le roi de France Charles VI se distingua lors d’une joute équestre. Froissart, qui nous rapporte ce fait, est peut-être complaisant. Charles VI n’en est pas moins un authentique passionné et un jouteur plutôt solide. Il transmit le virus à sa descendance. Les compétitions pouvaient durer plusieurs jours et même plusieurs semaines. En mai 1390, les joutes équestres à Saint-Inglevert durent tout le mois.

Par sécurité, une barrière, la lice, au long de laquelle galopent les chevaliers en sens inverse est mise en place à la fin du XIVe siècle. Les contre lices apparaissent également, elles évitent au chevaux de faire des écarts une fois lancés dans la lice.

Les lances sont également sécurisées par un rochet, ce qui les empêche d’entrer dans la vue d’un heaume. Contrairement à ce que beaucoup s'imaginent, l'objectif du jouteur n'était pas de faire chuter son adversaire. Pour être déclaré vainqueur, il fallait briser le plus possible de lances sur l'armure des autres jouteurs. En cas d'égalité, la longueur du morceau brisé permettait de départager les deux chevaliers. La dangerosité de ce sport nécessitait bien des adaptations, tant au niveau des armures qu’au niveau des lances. Elles évoluèrent également et devinrent de plus en plus lourdes avec une garde et une arrière main qui faisait office de balancier.

Progressivement on ne jouta plus avec un bouclier, mais avec un simple manteau d’armes rivé sur l’épaule gauche. Il était strié pour favoriser la casse de la lance au moment de l'impact.

Activité bien moins violente que le tournoi, la joute équestre fut toutefois la cause d'un nombre important de morts et de blessés. Le 15 février 1515, un mort fut à déplorer à l’occasion d’une joute équestre donnée en l’honneur de l’entrée de François Ier à Paris. Le roi de France était un passionné et y brilla durant sa jeunesse.

C’est surtout au XVI ème siècle que les armures devinrent très perfectionnées, ce qui n’empêcha pas Henri II d’être mortellement blessé par son capitaine de la garde écossaise.

Le 1er juin 1559 marqua le début des jeux donnés à Paris après la signature de la paix du Cateau-Cambrésis. Ces festivités sportives durèrent tout le mois de juin et comprenaient notamment des joutes équestres. Le 30 juin, le roi de France Henri II fut mortellement blessé au cours d’une joute équestre, signant du même coup l’arrêt de mort des tournois, des joutes équestres et des autres Pas d'armes en France. Les épreuves équestres à la lance furent remplacées par des jeux d'adresse martiaux, la quintaine et le jeu de l'anneau.

Antoine de Pluvinel enseigna l’art de la Joute au XVII ème siècle à Louis XIII. C’est l’un des rares recueils où l’utilisation de la lance et des angles d’attaques sont clairement expliqués.
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mer. sept. 30, 2009 1:25 pm

C'est tiré d'où ce texte ?
Parce qu'il est très généraliste et un peu réducteur.
Ceci dit, les "joutes" des XIIe-XIIIe sont collectives ("mêlées") et les rares exemples de joutes individuelles avant la fin XIVe sont soit des échauffements, des entrainements ou des exceptions.
Au XVe, par contre on va faire de plus en plus de joutes individuelles et le côté "sport-spectacle individuel" va succéder au côté "entrainement à la guerre en équipe" des siècles précédents.
En gros.
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Au XIIeme et au XIIIeme on parle de tournois en champ ouvert. C'est une mini guerre. Lire à ce sujet "Guillaume le Maréchal, Meilleur chevalier du Monde" de Duby.
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percheval
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jeu. oct. 01, 2009 3:39 am

Je suis justement entrain de le lire... C'est vraiment intéressant de voir cette guerre ritualisée (le tournoi XIIIème) où le principal but est de faire des prisonniers et de trouver les moyens d'y parvenir : choquer, voir sonner son adversaire soit par la chute à la lance, soit par le biais de coups portés sur le heaume. Ou bien prendre son cheval.

Par contre pour la joute plus tardive, si rompre sa lance rapporte des points ("lances"), le fait de faire chuter le cavalier, voir le cavalier avec sa monture rapporte plus de points. Ainsi le but est normalement de viser le cavalier à la tête ou à la poitrine et non pas de viser nécessairement la targe adverse. Dans tout les cas, c'est aux spectateurs de renom à qui revient la tâche subjective de désigner le vainqueur.
REGHT : Recherche et Expérimention du Geste Historique et Technique.
sebhb54
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ven. oct. 02, 2009 5:18 pm

Ma question porté bien sur les joutes individuel ( pour illustré par un film ces joutes celle du film "chevalier")
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brigadier 4h
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sam. oct. 03, 2009 5:25 pm

Haa, chevalier, un vrai film histo... [img]images/icones/icon9.gif[/img] Image
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medieviste
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dim. oct. 04, 2009 1:26 am

Ah oui, un pur film histo 2000 % reconstituant parfaitement la vision hollywoodienne d'un Moine Eyage néo-romantique chaergé dse misère, de vils seigneurs, de joutes sportives sous forme de compétition sportive à la sauce XXe siècle !
A voir absolument pour savoir quels écueils éviter ! [img]kator/smiley23.gif[/img]

Moi qui trouvais le Jeanne d'Arc de Besson merdique, j'avais complètement oublié ce navet-là, merci de me le rappeler.
Reinhardt von Rappolstein
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