Au niveau matériaux, toujours de l’acier doux 1,5mm pour toutes les parties exceptées les lames intermédiaires en acier dur 1,2mm. Les cuirs identiques aux bras d’armure en tanné végétal teinté bordeaux. Et toujours du laiton 1mm pour les bandes et les œillets floraux.
Au niveau technique, à peu près tout a été forgé à chaud ou a subi au moins un recuit avant martelage. Les cuissots sont légèrement bombés de face comme de profil. Les lames intermédiaires comme d’habitude légèrement bombées pour une meilleure rotation (et c’est plus esthétique aussi). La grande lame inférieure a aussi été forgée avec un peu de rétreinte pour lui donner du galbe. Enfin le flancart suit les contours du cuissot, donc passé au fil du marteau comme tout le monde.
Les grèves ont été forgées en rétreinte et/ou emboutissage suivant les zones. Beaucoup de batteurs d’armure disent que c’est la pièce d’armure la plus difficile à « bien » réaliser. Je confirme que faut s’accrocher (c’est mes premières), que ça se barre constamment dans tous les sens, ça se désajuste, tu crois que c’est symétrique jusqu’au moment où tu t’aperçois que non…etc…
L’aspect intérieur est intégralement martelé, donc j’essaie du mieux que je peux de retrouver cet aspect brut des pièces d’époque (mais en fait les pièces d’époque sont bien pires !). De toute façon, on n’a pas trop le choix si on veut avoir des bons galbes.
La finition est poli satiné, finie à la main.
Les photos ont été prises après utilisation pour les mêmes raisons que les bras. (aspergées de WD40 et de poussière de toile de jute dans laquelle elles sont transportées)
La réalisation :











Quelques étapes :
