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Eté
1140. Une fois de plus, les vignes ont été détruites
par des bandes de gens d'armes dont la présence insupportable
est liée aux guerres incessantes entre le comte de Toulouse
et le Comte de Barcelone pour la possession du Comtat, en Provence.
Pour la troisième fois, Pétronille et son époux
Guillaume, paysans alleutiers possédant un petit lopin
de terre sur les pentes mêmes du village de Caromb, se retrouvent
sans ressources. La décision est donc prise. La terre sera
vendue et Jérusalem deviendra leur nouvel espoir.
Le costume de Pétronille est modeste, car la propriété
de la terre ne compense pas des revenus souvent aléatoires.
Pétronille a donc exploité les ressources locales.
Sa tenue comprend une chainse en lin, sur laquelle est portée
une cotte de lin plus épais teinté à l'oignon.
Figure
1 : Pétronille dans son jardin potager.
Figure
2 : les cochons de Pétronille
Cette
teinture résiste mal, ce qui explique la couleur passée
de la cotte. Celle-ci présente une forme courante, avec
un amigaut maintenu par un fermail (Figure 3).
Figure
3: le fermail de Pétronille est le seul ornement qu'elle
possède.
Sa
tête est couverte d'un voile de lin noué sur le côté.
Ce procédé permet d'avoir une une coiffe enveloppante,
donc protectrice, qui possède aussi un grand maintien (Figure
4).
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Figure 4: la coiffe
de Pétronille
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Figure 5: source
de la coiffe - Bible de Sainte Geneviève
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Sur
le point de quitter sa Provence natale, Pétronille jette
un dernier regard sur son village. Elle n'emporte que le strict
nécessaire dans sa besace de lin (Figure
6) : une écuelle
en bois, une gourde, un couteau (Figure 7 et 8)
et sa cuiller (Figure 9).
Figure
6: Pétronille sur le départ
Figure
7 : le couteau à manche de buis (Réalisation François
Jordan)
Figure
8 : L. Lame : 90 mm, Larg. 21 mm, Ep. 6 mm (fouilles de
York)

Figure
9 : la cuiller sculptée d'un berger (réalisée
par Thillo, de la Malle à Histoire)
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