BOUCHARD
Personnage
en cours de mise à jour
Le
costume civil
En chainse
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Chausses,
Bible de Maciejewski, 1250-Paris
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Braïel,
Bible de Maciewjeski, 1250-Paris |
Les vêtements de
dessous comprennent une chainse et des braies en lin,
ainsi qu'une paire de chausses taillées, dans
l'exemple ci-dessus, dans la laine bouillie.
Le braïel
maintient serrée autour de la taille la partie
roulée des braies. Les chausses y sont attachées
par des lacets de tissus ou de cuir.
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Le costume
civil se complète ici d'une tunique de lin rouge,
doublée de lin vert, d'un cale en lin, d'une ceinture
et d'une simple bourse en cuir.
Même
en civil, l'armement est possible. Vers la fin du XIIIème
siècle la pratique de l'escrime à l'épée
et à la bocle est très répandue,
notamment à Paris (manuscrit Liber de arte
dimicatoria, communément nommé sous
sa référence 1.33). La bocle se porte au
côté avec l'épée à une
main.
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Le
costume militaire
Les obligations
militaires pèsent non seulement sur les possesseurs de
fiefs mais aussi sur les villes et les abbayes qui sont tenues
de fournir un contingent de combattants équipés
(cartulaire de l'Abbaye de Saint Germain des Près, Prisia
serventum 1204). Ces combattants, souvent fantassins, étaient
armés de piques, faulx, épées, goedendags...etc
Les fantassins
les mieux équipés, sont les plus fortunés.
Ils portent le haubert de maille alors que les plus pauvres dits
"'mal armeis et tous nus" doivent se contenter de peu.
L'équipement peut parfois, dans une certaine mesure être
complété par le seigneur, un capitaine, ou une communauté
urbaine qui requièrent le service du combattant. Ce dernier
se trouve ainsi mieux équipé que par sa seule initiative
individuelle...
Ces contingents assurent la protection des villes et vont grossir
également l'arrière-ban (retro banum) de l'Ost.
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Bouchard
porte un chapeau de fer ou "chapel" de fer. La
pique de piéton mesure 2m30. Elle assure un bon pouvoir
de pénétration...
Le bouclier est de taille moyenne (90 x 60) et se porte
avec la guige. Plus grand (130 x 70), il aurait pu être
posé au sol. Réalisation
ici

L'essentiel
de la protection est assuré par un gambison épais,
composé de 4 couches de lin fort, contenant un gambois
de chanvre. Les moyens financiers de Bouchard restent insuffisants
pour lui permettre de porter le fameux haubert de maille
rivetée. Le gambison est donc sa seule "armure".
C'est la raison pour laquelle cette pièce est particulièrement
épaisse et résistante.
La tête est protégée par un cale composé
de plusieurs épaisseurs de laine entre deux couches
de lin. Les coutures du gambison et du cale sont réalisées
avec du fil de lin poissé.
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Les deux chapels portés
par Bouchard ont été réalisés
à partir de deux sources issues de la Bible de
Maciejewski.
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Pour ce
chapel, la bombe est réalisée en deux parties
rivetée et assemblées par le renfort central
"nervuré". Cette nervure est également
présente sur le chapel du Goliath de la Bible de
Maciejewski. Pour cette première, le bord du chapel
a été réalisé d'une pièce.
C'est ce qui a rendu impossible de l'incliner d'avantage.
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Ce modèle
est totalement différent. La "bombe"
est tronconique. Cette fois, le bord a été
réalisé avec une découpe préalable
qui a permis de l'incliner fortement au montage. Le bord
est légèrement pincé sur l'avant,
ce qui a pour conséquence de dégager la
vision (voir sur la photo de Bouchard).
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Le fourreau
et le baudrier ont été réalisés
en bois d'après la la
stat ue
du conte
Ekkehard, Naumburg, 1250.
La technique de fabrication est décrite
ici. On retrouve ce type de montage très
couramment dans l'iconographie.
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Un fois le travail terminé... |
On retrouve
ici la forme de la lance de Bouchard.Manuscrit fin XIIIeme,
Titre et auteur inconnus (BM de Besançon).
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