La Marche
du Tour du Buisson
(lien
vers l'album en bas de page)
16 juin 2007
Ce projet a été
lancé par Warulfe Garoux, président de la Geste
de Hurepoix avec pour objectif de tester le matériel
et la condition physique des participants dans le contexte d'une
marche se voulant d'abord destinées aux hommes en armes.
Le projet est appuyé sur le traité de Végèce
.
En ce qui nous
concerne l'association des Guerriers du Moyen-Age,
nous avons tenté d'aborder cette expérimentation
sous l'angle d'une marche en autonomie au plus proche du réel.
A quatre, cela supposait de répartir l'équipement
en fonction des statuts sociaux, mais aussi les provisions.
Nous étions
donc 3 fantassins légers XIIIeme et un fantassin lourd
XIIIeme. Les charges et le matériel se sont répartis
de la manière suivante :

En ce qui concerne le fantassin lourd :
- gambison : 4kg
- Haubergeon : 16 kg
- épée + baudrier/fourreau : 2kg
- Musette avec nourriture + écuelle + couteau + nécessaire
à feu + godet : 1kg
- gourde en terre pleine : 2kg
- toile d'abri : 2kg
- chapel : 2,5 kg
- bouclier bois et cuir 100 x 60 : 5kg
-------------------------------------------------
Soit 34,5 kg
Ce qui donne un
piéton de 118kg en ordre de marche.
Deux piétons en gambison seul et chapel avec arme d'hast
dont 1 avec épée et arme d'hast (lance 1 tranchant
et lance standard). Un emport supplémentaire d'eau pour
l'un, juste un hast pour l'autre.
Un piéton léger en tunique avec une fourche ferrée
et chapel. Un emport supplémentaire de nourriture (un jambon
entier...enfin moins ce que l'on mange dessus...).
Il manquait une hache à usage d'outil et aussi d'arme qui
aurait pu être portée par le piéton avec gambi
et hast seuls par exemple.
Les forts dénivelés
ont mis le physique à rude épreuve, surtout quand
on commence par une course de 300 m en montée pour enchaîner
sur 100 marches à fort dénivelé. La montée
finale vers la tour après cet effort a été
très dure, surtout pour le piéton lourd. A cet instant
le haubert enserre la poitrine et participe à l'anoxie.
Les sangles des divers matériels (bouclier, gourde, abri,...)
finissent par cisailler, gêner au point de ne plus savoir
comment organiser son paquetage ! Dans ces conditions on espère
que chaque virage sera le dernier (mais en fait c'est toujours
faux...).
Le repas était
NECESSAIRE après cet effort intense et long. Nous
avons essayé respecter l'usage d'une nourriture compatible
avec l'expérimentation :
- pommes
- oignons
- viande séchée (jambon sec,...etc)
- pain

Le dernier petit
tour a été un tour de refroidissement après
cet effort intense. Pour " se finir" et pour la beauté
du geste nous avons été quelques uns à terminer
les 800 derniers mètres en courant et en chantant pour
se donner du courage (objectif atteint à 100% pour le finissage
!) .
Les chaussures
histo "maison" en cousu retourné ont parfaitement
tenu le coup dans la boue, le sable, l'eau, la terre, les cailloux
et les rochers. Par contre cela devenait pénible sur les
terrains "durs" qui le plus souvent étaient modernes
(chemins empierrés de ballast par exemple). Sur les terrains
naturels cela ne pose aucun problème de marcher intensivement
et "chargé" avec ces chaussures.
Voici les
conclusions techniques de l'organisateur (tirées du
forum public de la troupe) :
"Tous
les participants étaient prêts pour débuter
la marche à 10h05.
Le premier circuit consistait à un tour de 3 km avec des
petites montées, des petites descentes se succédant
de manières régulières, avec des passages
de sentiers très peu délimités et des obstacles
(arbres couchés à enjamber, buissons, taillis et
rochers rapprochés ne facilitant pas le passage etc…)
Fin du 1er circuit à 10h55 avec 2 pauses de 5minutes. Soit
45 minutes pour couvrir 3 km
Grosse pause de 30 minutes pour une petite restauration.
Départ de la seconde marche à 11h25.
Ce parcours moins technique dans sa continuité comportait
2 difficultés majeures.
La première après 10 minutes de marche, une petite
course de 300 mètres se terminant en haut d’un monticule
d’une vingtaine de mètre à fort dénivelé.
La seconde étant les 100 marches : un fort dénivelé
de 50 mètres, comportant si l’on en croit son surnom
100 marches, entrecoupé de passage en terre de manière
irrégulière.
Entre ces 2 difficultés, nous avons accidentellement rallongé
la marche d’un km en prenant un passage se situant entre
un champ d’orge et la lisière du bois.
12h35 pause photos, petit exercice de tir et repas à la
tour du télégraphe.
Après vérification, je n’en revient pas :
les 5km ont été couvert en 1h10.
Reprise de la marche à 14h25, descente aux voitures pour
déposer les restes du repas. Les 2 km de descente ont été
couverts en 20 minutes.
Nous avions décidé pour ne pas finir si tôt,
de refaire une partie du 2ème parcours qui nous avait amené
par hasard à la lisière de ce champ. Nous sommes
donc repartis pour un allé retour des voitures, à
la sortie de ce champ qui donne sur une vanne. L’allé
retour s’est effectué en 1h30 pour couvrir 6 km dont
une pose photo à la sortie de ce champ de 15 minutes environ.
La totalité de la distance parcouru est 14 km.
La totalité des temps de pause
2 fois 5 minutes pour le premier tour
1 pause de 30 minutes entre les deux tours.
1h50 pour au télégraphe pour les pauses photos,
tir et repas.
15 minutes pour les photos à la sortie du champ.
Soit 2h45 de pause.
Pour la marche, je suis agréablement surpris. Les
14 km ont été couverts en 3h10 de marche pure, soit
4,5 km/h de moyenne."
Nous attendons avec impatience la prochaine édition pour
un nouveau test en costumes et avec l'équipement !
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l'album de photos complet
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